La qualité de l’air est considérée comme bonne dans seulement 3 % des écoles belges. Elle est préoccupante, voire mauvaise, dans 61 % des établissements scolaires du pays. C’est ce qu’il ressort de l’enquête « Mon air, mon école » menée par Greenpeace en 2018, la plus grande étude sur la pollution de l’air réalisée dans 222 écoles belges. L’école fondamentale De Krullevaar’t à Wilsele a décidé de passer le test et installé le tout nouveau capteur de particules fines Symaro afin de contrôler la qualité de l’air à l’intérieur et à l’extérieur de ses locaux. Regardez la vidéo pour en savoir tout – Source : IT Centraal

Le bâtiment de l’école Freinet De Krullevaar’t à Wilsele datait des années cinquante et ne répondait plus aux normes de confort et de durabilité actuelles. Le service infrastructures de GO!, le réseau d’enseignement de la Communauté flamande, a donc conçu avec l’appui du « Scholengroep 11 » (une organisation qui regroupe 11 écoles de la région de Louvain) un tout nouveau bâtiment abritant 4 classes de maternelles, 6 classes de primaires, un hall d’accueil convivial, quelques locaux polyvalents et une salle de gym. Le projet s’est étalé sur deux ans et vient de se terminer.

Comme le bâtiment scolaire a été construit le long de l’axe très fréquenté qui relie Louvain à Aarschot, il offre des conditions idéales pour mesurer les particules fines avec le dernier capteur Symaro de Siemens, partenaire d’IT Centraal.

« Les systèmes intelligents de gestion technique des bâtiments garantissent un climat ambiant parfaitement sain et agréable – de vraies perfect places ». – Peter Gorrebeeck

On parle beaucoup de pollution de l’air, mais qu’entend-on par là exactement ?

Quel est impact des particules fines sur notre environnement professionnel ou privé ? « Grâce à notre capteur de particules fines, nous sommes aujourd’hui capables de les mesurer et de les contrôler, et donc d’agir pour mieux nous protéger contre cette pollution », explique Peter Gorrebeeck, Business Unit Manager chez Siemens.

Parmi sa large gamme Symaro, Siemens a choisi son tout dernier capteur de particules fines. Il est équipé d’une diode laser qui mesure les particules de 2,5 à 10 PM en suspension dans l’air, soit celles qui pénètrent à l’intérieur de nos poumons. Le capteur affiche le résultat et donne la concentration en particules fines du local. Il est très facile à monter et s’intègre aisément dans un système de gestion technique du bâtiment mais peut aussi être associé à d’autres techniques. L’affichage fonctionne uniquement lorsque des personnes sont présentes dans le local. Lorsque l’espace est vide, l’appareil abaisse sensiblement sa fréquence de mesure, ce qui a pour effet d’allonger sa durée de vie. Et lorsque le module de mesure du capteur finit quand même par rendre l’âme, il se remplace sans problème.

Tous les régulateurs sont reliés par l’intermédiaire de « Synco IC », un système basé sur le cloud pour le contrôle-commande à distance des installations HVAC.

« Le client n’a pas à se préoccuper de l’infrastructure IT, des systèmes de backup ou de la protection de l’installation contre les cyberattaques. Tout cela est entièrement géré par Siemens », poursuit Peter Gorrebeeck.

Les données collectées peuvent être analysées et exploitées pour commander les installations techniques à distance, 24/7, et procéder aux ajustements éventuellement nécessaires.

L’avis de Wim Goris, conseiller en prévention (Scholengroep 11)

« Siemens nous avait demandé si l’un de nos établissements n’était pas particulièrement concerné par les questions de pollution de l’air. L’école fondamentale De Krullevaar’t nous a semblé être un cas idéal, étant donné sa situation sur un grand axe et à 50 m de l’autoroute », explique Wim Goris, conseiller en prévention du Scholengroep 11. Grâce au capteur de particules fines, le groupe scolaire peut à présent mesurer avec précision la pollution de l’air à l’intérieur des classes.

“À notre grand étonnement, la qualité de l’air dans nos locaux était particulièrement bonne et les résultats obtenus étaient très faibles malgré l’implantation peu favorable du bâtiment. » – Wim Goris

Lors de la conception et de la construction, le groupe scolaire avait résolument choisi le système C+ plutôt qu’une ventilation de type D. La différence ? Un système D aspire l’air par une conduite centrale, généralement située sur le toit, alors qu’un système C+ l’aspire directement via des ouvertures dans les fenêtres. Dans le cas présent, les fenêtres donnaient sur l’autoroute et la chaussée.

« Après en avoir beaucoup discuté avec les ingénieurs, nous avons finalement opté pour le C+. Le capteur de particules fines nous a donné raison. Aujourd’hui, nous mesurons des valeurs allant jusqu’à 16 à l’extérieur, alors qu’elles se situent entre 2 et 4 à l’intérieur. C’est impressionnant », conclut Wim Goris.

Particules fines ?

Il s’agit de très petites particules en suspension dans l’air. On parle générale de PM10 et PM2,5, soit des particules inférieures à 10 ou 2,5 microns. De par leur petite taille, elles pénètrent profondément dans les poumons et constituent un risque pour la santé. Si certaines existent à l’état naturel, comme le pollen ou le sel marin par exemple, la plupart sont produites par l’Homme. Le chauffage des bâtiments est la principale source de particules fines dans nos régions. Suivent ensuite l’agriculture, l’horticulture et le trafic. – Vlaamse Milieumaatschappij (société flamande de l’environnement)