L’entreprise familiale Movanis développe et commercialise des véhicules à guidage automatique (Automated Guided Vehicles ou AGV). Ces chariots élévateurs autonomes contribuent à pallier la pénurie de caristes certifiés, en particulier dans les entrepôts. Sous leur capot, ils cachent un bon paquet de technologies Siemens, dont un IPC double coeur qui commande à la fois l’entraînement et la sécurité. Mais la technologie de Siemens est également très présente dans le centre de contrôle pour l’opérateur.

Nous avons rencontré Bart Clymans, directeur général, et Frans Clymans, directeur, à l’atelier de Movanis à Heusden- Zolder. Le modèle de démonstration qu’ils nous présentent est encore de la deuxième génération – Movanis vient de commercialiser la troisième – mais il contourne les différents obstacles avec une aisance étonnante. Lorsque Frans se met en travers de sa route, le véhicule change de trajectoire en un éclair.

« Nous achetons des véhicules standard chez les fabricants de chariots élévateurs et nous les bourrons de haute technologie », explique Bart. « Cet exemplaire par exemple est équipé de deux caméras 3D capables de mesurer la profondeur, de plusieurs scanners laser et de quatre capteurs qui analysent l’environnement en continu en se basant, entre autres, sur des balises installées dans l’entrepôt. Récemment, nous avons aussi sorti un AVG destiné à être utilisé à l’extérieur, qui calcule sa position grâce à un GPS au lieu de balises. »

Double puissance de calcul, double sécurité

Il faut énormément de puissance de calcul pour trans­former les données transmises par tous ces capteurs en mouvements corrects. Bart: « Le premier IPC que nous avons testé n’était pas assez rapide. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes adressés à Siemens, dont la gamme était plus large. Après quelques essais, nous avons finalement choisi l’IPC427 double coeur de Siemens, qui fonctionne avec un ‘soft controller’ 1507S de la marque. » Ce double coeur était crucial pour permettre une naviga­tion rapide et garantir la sécurité. « Un des deux coeurs sert à la programmation des mouvements, tandis que l’autre veille à la sécurité. Cette dualité est également nécessaire pour obtenir le label CE: les coeurs sont en fait deux ordi­nateurs distincts qui se surveillent mutuellement. On peut ainsi garantir le fonctionnement continu de la sécurité intégrée et de l’arrêt d’urgence. »

Un réseau de machines intelligentes

Les chariots élévateurs sont en permanence connectés entre eux mais aussi avec le centre de contrôle et les machines de production. « La communication sans fil repose sur un module Scalance de Siemens, qui permet aux opérateurs de vérifier à tout moment la position des véhicules, de recevoir des messages en cas de problèmes ou de transmettre des ordres. D’autres machines peuvent aussi envoyer des signaux aux chariots élévateurs, par exemple pour indiquer qu’ils peuvent venir chercher
un paquet sorti de production. »

D’après Frans et Bart, les AGV sont appelés à se multiplier dans un proche avenir. « Beaucoup d’entreprises disposent déjà d’un environnement de production automatisé mais n’ont pas encore réalisé toutes les possibilités qui exist­ent en matière de logistique. La forte pénurie de caristes les oblige aujourd’hui à sauter le pas. Les avancées rapides de la technologie sont donc plutôt bienvenues : nos nouveaux AGV sont toujours plus performants et en mesure de réagir encore mieux aux situations imprévues. Le calcul des trajets alternatifs est de plus en plus rapide, tout comme la communication avec d’autres technologies intelligentes. Cette progression constante est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles nous avons fait appel à un pionnier comme Siemens : nous savons que le support de leurs solutions sera encore assuré pendant les 10 ans à venir. Or la continuité est cruciale pour nos clients finals. »


Contact : michael.wellens@siemens.com