De nombreuses villes dans le monde luttent contre la pollution de l’air. Siemens a mis ses forces dans la bataille et développé un logiciel permettant de contrôler les émissions de CO2 et de particules fines. Son City Air Quality Management (CyAM) fait appel à l’intelligence artificielle pour prévoir la pollution et prendre des mesures appropriées.

Plus de la moitié de la population mondiale vit dans les villes et beaucoup d’entre elles font face au même problème : une qualité d’air médiocre. Pour tenter d’y remédier, de nombreuses grandes agglomérations urbaines ont recours aux nouvelles technologies, par exemple des capteurs qui mesurent la présence de particules nocives. Le nouvel outil utilise ces informations afin de prendre immédiatement les mesures nécessaires.

Prévoir et prévenir la pollution

Le City Air Quality Management (CyAM) combine les dernières mesures de pollution et les prévisions météo, ce qui lui permet de prévoir la concentration d’azote et de particules fines trois jours à l’avance avec une précision de 90 %. Les prévisions s’appuient sur l’IA pour déterminer comment la qualité de l’air va évoluer, en fonction des valeurs mesurées et des données météo du passé. Car le niveau de pollution dépend de différents facteurs comme l’humidité de l’air, l’ensoleillement, la nébulosité et la température. L’évolution future des valeurs est clairement affichée sur un tableau de bord : un feu vert correspond à une bonne qualité de l’air, un feu orange ou rouge indique une dégradation. L’outil émet également des suggestions pour faire baisser la concentration de polluants. La ville concernée peut ainsi bannir temporairement les véhicules diesel, par exemple, ou mettre des bus électriques en circulation.

Évaluation directe des mesures

Le CyAM met aussi en évidence l’efficacité des mesures qui pourraient être mises en œuvre. Une fois activées par un clic de souris, elles sont prises en compte par le logiciel qui adapte ses prévisions à la nouvelle situation. Les feux rouges et orange passent au vert et la ville peut ainsi prendre les mesures nécessaires sur la base de données objectives. L’outil CyAM est déjà en phase de test dans plusieurs agglomérations urbaines confrontées depuis plusieurs années à des concentrations élevées d’azote dans l’air, comme Nuremberg. Le CyAM y est utilisé depuis un an pour évaluer l’efficacité des décisions futures, telles que l’interdiction de circulation de certains véhicules. Il est déjà possible de suivre la qualité de l’air sur le site web de Nuremberg et d’autres grandes villes ont manifesté leur intérêt. Car au final, tous les citadins veulent la même chose : un air propre !

Continuez à lire l’article complet ici.