Depuis que les technologies permettent une connexion de plus en plus poussée des bâtiments et des installations, les données ont acquis une importance capitale. Le traitement des données dans le Cloud offre l’opportunité d’améliorer l’efficacité et la qualité des services de performance des bâtiments traditionnels. Mais que nous disent les données sur un bâtiment et, plus crucial encore, comment en retirer un maximum de valeur ? Découvrez comment nous pouvons vous supporter dans ce défi.

De quels types de données parlons-nous ici ?

Commençons par définir les types de données que l’on peut trouver dans les bâtiments.

  • Le type le plus courant sont les données opérationnelles issues des systèmes de gestion des bâtiments (BMS), qui concernent les équipements : températures, commandes, états, etc.
  • Les données sur les équipements techniques, tels que les fiches techniques, les plans, les données de maintenance, etc.
  • Les données relatives à la sûreté et la sécurité.
  • Les données centrées sur les utilisateurs, par exemple l’occupation des salles de réunion, la production, l’utilisation des chambres d’hôtel, les emplacements de parking et bien d’autres.

OK. Vous avez les données. Et maintenant ?

Nous avons établi qu’il est possible de collecter de nombreux types de données différents dans un bâtiment. Mais à quoi peuvent-elles servir? Rien ne sert de collecter des données si elles ne procurent pas d’avantage intéressant pour le client. Et comme il est impossible de comparer des bâtiments entre eux, aucun n’étant tout à fait identique aux autres, toute généralisation s’avère extrêmement compliquée. L’étude des cas d’utilisation est dès lors la meilleure façon de démontrer la valeur ajoutée que procurent les données aux services de gestion énergétique et de la performance des installations.

Cas d’utilisation 1 : Renforcer les services traditionnels grâce à l’analyse

Grâce au big data, nous pouvons améliorer la valeur, la qualité et l’extensibilité des services existants. Le fait de traiter un plus grand nombre de données plus rapidement accroît l’efficacité des services classiques. Le suivi continu – plutôt que mensuel, par exemple – de tout ce qui se trouve dans une pièce permet d’opérer des analyses basées sur des règles, et non plus manuelles. Ce suivi précis des données contribue aussi à raccourcir les temps de réaction grâce au traçage des performances et à l’identification des problèmes.

Cas d’utilisation 2 : Combiner des sources de données pour créer de nouveaux services

L’interopérabilité est la capacité qu’ont les systèmes de communiquer entre eux à travers un protocole de communication standard. Ce système ouvert permet à différentes plateformes de s’échanger et de partager des données. Il est ainsi possible de combiner les données opérationnelles du BMS avec les données de maintenance issues du système de gestion des installations assistée par ordinateur (CAFM), ou de combiner la surveillance d’état d’une pièce avec les performances des équipements.

Comment rendre les données lisibles par la machine ?

Ce sont l’interopérabilité des données et leur capacité à être lues par des machines qui en font toute la valeur. En ajoutant des informations supplémentaires à ces données, nous pouvons les analyser et les utiliser de manière plus efficace. Supposons qu’une donnée collectée fournisse uniquement l’information « 12 ». C’est insuffisant pour en tirer des conclusions ou prendre des mesures. Mais si l’on y ajoute des informations plus poussées, comme une unité (degrés), une localisation (pièce) et un médium (air), on peut en déduire qu’il existe une pièce dans laquelle règne une température de 12 °, et entreprendre une action. On peut même aller plus loin, en précisant aussi quels sont les équipements reliés à cette pièce, l’état de celle-ci, etc. Et franchir encore une étape supplémentaire en combinant l’analytique et le système CAFM d’un client, ce qui permettrait de générer des ordres de travail automatiquement, par exemple la commande de pièces de rechange.

Les données des bâtiments se suffisent-elles à elles-mêmes ?

En un mot : non ! Les données sont des outils, pas un objectif en soi. Elles sont importantes, certes, mais cela ne suffit pas. Un ensemble de données structurées et de qualité, ainsi qu’un protocole d’échange de données normalisé, sont indispensables pour en garantir l’interopératbilité et ouvrir la voie à des services de performance des bâtiments  innovants. Mais même les outils les puissants au monde ne peuvent fournir à eux seuls un service de qualité. Une bonne collaboration entre les spécialistes en performances des bâtiments, un partenaire technologique et la société de facility management est cruciale pour optimiser les performances.

Que pouvez-vous attendre de votre partenaire en performance des bâtiments ?

L’être humain est central dans cette révolution visant à optimiser les installations et contribuer au succès des bâtiments. Toutes ces considérations sur la digitalisation et les données nous feraient presque oublier que nous avons affaire à des personnes à l’intérieur les bâtiments, dont le comportement n’est pas toujours rationnel ou compris par une machine.

Un bon partenaire est celui qui collabore étroitement avec toutes les parties concernées pour que les bâtiments fonctionnement parfaitement, dans le respect des budgets. Une solide relation permettra d’utiliser vos installations de manière optimale, d’améliorer les structures de coûts et de gagner du temps, en abaissant la consommation d’énergie et en permettant une maintenance proactive et plus intelligente. Une bonne collaboration entre toutes les parties est la clé, car ce sont finalement les experts de terrain expérimentés qui seront les plus à même de tirer le meilleur parti des installations d’un bâtiment.

Rédaction : Antoine Vandyck est spécialiste de la maintenance prédictive. Il développe et fournit des services de performance des installations  chez Siemens Smart Infrastructure.

Source : https://ingenuity.siemens.com