Depuis l’assouplissement des mesures Covid-19, les entreprises étudient la manière de faire revenir leurs collaborateurs au bureau en toute sécurité. Le secteur des soins de santé, les transports publics, l’horeca et les aéroports sont eux aussi en quête de solutions pour accueillir leurs patients, voyageurs et clients dans de bonnes conditions sanitaires. Chez Siemens, cela fait quelques années déjà que nous nous penchons sur la désinfection des espaces par ionisation bipolaire et rayonnement UV. Nous aimerions réaliser des projets pilotes basés sur ces technologies en collaboration avec des organisations intéressées. Contactez-nous pour plus d’informations.

La loi impose aux organisations de respecter certains critères de santé et de sécurité, et d’offrir un environnement (de travail) sûr à leurs employés, clients, patients et visiteurs. Dès avant le début de la pandémie de Covid-19, Siemens s’était lancée dans l’étude de nouvelles possibilités de désinfection automatisée des espaces en collaboration avec des hôpitaux. « Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), quelque 7 % des patients hospitalisés dans les pays développés sont victimes chaque année d’infections nosocomiales », déclare Job Kamphuis, Global Portfolio Manager Health Care de Siemens. « Cela coûte à l’hôpital 15 000 euros en moyenne par patient infecté, sans parler des souffrances humaines. Quand on désinfecte manuellement, il est difficile d’obtenir un résultat parfait, même en y consacrant beaucoup de temps. L’automatisation de la désinfection permet d’avoir la situation totalement sous contrôle. » Avec la pandémie de Covid, la désinfection est aujourd’hui en point de mire. Cliquez ici pour plus d’informations scientifiques sur ce thème et découvrir 15 méthodes intéressantes.

Ionisation bipolaire sans ozone

La technologie d’ionisation bipolaire pour désinfecter les espaces n’est pas neuve, mais elle générait au départ une certaine concentration d’ozone, un gaz nocif pour l’homme, en plus des ions. Siemens a donc développé en collaboration avec un partenaire des unités d’ionisation bipolaire compactes pour les systèmes HVAC qui ne produisent pas d’ozone. Job Kamphuis : « Nous installons ces unités dans le conduit HVAC. Lorsqu’un flux d’air le traverse, les ions produits retirent une telle quantité d’humidité aux bactéries et aux virus qu’ils ne peuvent pas survivre. Des laboratoires et des partenaires technologiques de Siemens ont mené des études sur différents virus et bactéries nosocomiales. Nous savons que la méthode est efficace contre le SARS et le MERS notamment. Nous pensons qu’elle le sera aussi contre le virus responsable du Covid-19, puisqu’il est comparable, et c’est là-dessus que portent nos recherches actuelles. Les ions libérés dans l’espace traité sont inoffensifs pour l’homme. »

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), quelque 7 % des patients hospitalisés dans les pays développés sont victimes chaque année d’infections nosocomiales. Cela coûte à l’hôpital 15 000 euros en moyenne par patient infecté, sans parler des souffrances humaines.

Job Kamphuis, Global Portfoliomanager Health Care Siemens

Un air plus propre

Investir dans des ionisateurs bipolaires pour les installations de climatisation reste pertinent à long terme. Pour l’instant, c’est surtout le Covid-19 qui fait parler de lui mais d’autres virus, bactéries et particules fines peuvent aussi causer des dommages économiques et des souffrances humaines. À travers le processus d’ionisation, les particules organiques volatiles (ce que l’on appelle les « particules fines » ou PM) présentes dans l’air se chargent statiquement, si bien qu’elles s’agglomèrent et sont arrêtées par les filtres. Job Kamphuis : « Le refroidissement de l’air dans les systèmes de climatisation entraîne la formation de condensation. La poussière reste en suspension sur ces gouttelettes et des moisissures s’y développent, mais l’ionisation les empêche de se propager dans le local et d’occasionner un risque pour la santé. Lors d’un essai avec cette technologie sur un navire de croisière, nous avons constaté une baisse sensible du taux de PM. Dans les hôpitaux, l’ionisation est utilisée pour combattre l’odeur de désinfection. »

Désinfection UV

Outre l’ionisation, Siemens emploie également le rayonnement UV pour désinfecter l’air. De nombreux hôpitaux américains ont déjà recours à des installations UV mobiles pour assainir leurs locaux et les rames de métro sont elles aussi désinfectées aux UV. Les rayons UV sont classés en trois catégories en fonction de leur fréquence : A, B et C. Le type C a la longueur d’onde la plus courte et donc le plus d’énergie par photon. C’est pourquoi on utilise généralement les UV-C pour tuer les virus et les bactéries.

Cependant, des virus comme le SARS, le MERS et le SARS-CoV-2 (responsable du Covid-19) sont enveloppés d’une membrane lipidique contre laquelle les rayons UV-A sont plus efficaces. Il est donc important d’émettre des rayons UV sur tout le spectre (UV-A, B et C) pour lutter contre les virus et bactéries. Lors d’un test de désinfection UV réalisé par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) dans 9 hôpitaux pendant 18 mois, le nombre de patients victimes d’une infection nosocomiale a diminué d’environ un tiers.

Intégration avec le système de gestion technique du bâtiment

Siemens s’est associée à un partenaire américain pour développer des unités de désinfection UV compactes. Job Kamphuis : « Les installations UV mobiles sont relativement chères à l’achat et à l’entretien. Et il faut du temps pour les déplacer d’une pièce à l’autre. Mais comme les lampes UV deviennent de plus en plus compactes et économiques, nous avons eu l’idée de les intégrer dans l’infrastructure permanente : les murs et les plafonds. La désinfection prend de 20 à 40 minutes suivant les dimensions de la pièce et la puissance du rayonnement UV. Le fait d’automatiser tout le processus et de combiner les lampes UV avec l’installation de gestion technique du bâtiment nous permet de bloquer l’accès pendant la désinfection, de détecter la présence de personnes dans la pièce avant de lancer la désinfection et de savoir quand un espace a été traité. Grâce à cette méthode de désinfection relativement simple et économique, il est possible d’assainir les locaux plusieurs fois par jour, ou même directement avant ou après leur utilisation. »

Lutter proactivement contre les virus et les bactéries

Pour l’instant, c’est la pandémie de Covid-19 qui retient toute l’attention, mais les organisations sont de plus en plus conscientes des risques liés aux maladies infectieuses. Il y a donc fort à parier que les mesures décrites plus haut feront partie à terme des installations standard. La lutte proactive contre les virus et les bactéries dans l’environnement de travail s’inscrira dans toute bonne politique EHS qui se respecte, comme c’est déjà le cas dans le secteur des soins de santé. Les investissements consentis aujourd’hui dans la lutte contre le Covid-19 conserveront dès lors toute leur valeur dans le futur.