La Siemens Industry Academy offre aux étudiants ingénieurs la possibilité de participer à des projets technologiques innovants auprès de partenaires industriels, en bénéficiant de tout l’encadrement pédagogique et technique nécessaire de la part des institutions académiques, des entreprises et de Siemens. Un véritable programme win-win-win pour les quatre parties concernées. Ses initiateurs – Bart Demaegdt, Francis Gheldof et Veerle Doornaert – nous expliquent pourquoi.

Qui est qui ?

  • Bart Demaegdt est Digitalisation Manager chez Siemens Digital Industries. Il veille à ce que la Siemens Industry Academy emploie les toutes dernières technologies.
  • Francis Gheldof, responsable de l’enseignement et de la formation chez Siemens Digital Industries, fait le lien entre le monde académique et la réalité industrielle.
  • Veerle Doornaert est Human Resources Business Partner chez Siemens et pilote les initiatives en matière de formation.

Magazine : Comment est née l’initiative Siemens Industry Academy ?

Francis Gheldof

Francis Gheldof : Cela fait longtemps déjà que Siemens soutient l’enseignement des STEM à différents niveaux. Nous proposons depuis plusieurs années des programmes de formation en alternance qui permettent aux étudiants de partager leur temps entre les cours théoriques et la pratique en entreprise. Chaque année, nous offrons aussi à quelques jeunes diplômés (« Young Graduates ») la possibilité d’être coachés pendant 18 mois pour les aider à trouver le job qui leur correspond le mieux. Et par ailleurs, nous organisons les «Little Innovators », qui sont des ateliers technologiques pour les enfants de nos collaborateurs, et bien d’autres choses encore.

Avant la création de la Siemens Industry Academy, il n’y avait pas de lien structurel entre les formations d’ingénieur et l’industrie concernant les mémoires de bachelor et master. La plupart étaient de l’ordre de l’exercice, sans finalité pratique.

 Magazine : À quels besoins répond la Siemens Industry Academy ?

Veerle Doornaert

Veerle Doornaert : L’objectif de Siemens est de rapprocher les formations d’ingénieur et le monde du travail.

C’est dans cette optique que nous avons noué une collaboration stratégique avec les universités et nos partenaires industriels. Il s’agit d’une véritable approche « win», car elle bénéficie aux quatre parties concernées :

  • Les institutions académiques offrent une réponse plus ciblée aux besoins de l’industrie. Grâce à leur implication dans ces projets, les professeurs peuvent plus facilement faire des choix dans les technologies qu’ils enseignent et rester au courant des dernières évolutions.
  • Les étudiants ont un avant-goût des défis technologiques dans l’industrie et travaillent sur un projet innovant qui sera réellement utilisé dans la pratique. En plus de connaissances techniques, ils acquièrent des aptitudes professionnelles dont ils auront besoin dans leur future carrière.
  • Les entreprises bénéficient d’un input supplémentaire pour réaliser leurs ambitions digitales. L’accompagnement de Siemens, des professeurs et, last but not least, des étudiants eux-mêmes offre un regard neuf sur des thèmes actuels. Pour les entreprises, cela se traduit par des avantages en termes de technologie et de position concurrentielle, et par la possibilité de puiser dans un réservoir de jeunes talents.
  • Siemens donne accès à des technologies innovantes à ses partenaires. Nous leur en montrons le potentiel à travers des cas d’utilisation concrets. Et nous contribuons à la formation des ingénieurs industriels dont le secteur a cruellement besoin.

Magazine : Comment Siemens fait-elle la différence ?

Bart Demaegdt

Bart Demaegdt : Siemens s’est appuyée sur sa position de leader technologique pour nouer les liens nécessaires à la création de l’Industry Academy. La KU Leuven et l’UGent collaboraient déjà avec nous et voyaient l’idée d’un bon œil. Nous avons donc lancé l’initiative en 2019.

Nous essayons de faire coïncider les intérêts des étudiants et les plans d’innovation de nos partenaires industriels. Mais nous les challengeons aussi : ces plans sont-ils assez innovants ? Est-il possible de les réaliser pendant la durée d’un stage ? Existe-t-il des technologies alternatives ?

Veerle Doornaert : Siemens fournit aussi une formation, de la documentation, … aux étudiants pour qu’ils soient opérationnels le plus rapidement possible. Et nous accordons une attention toute particulière aux aptitudes professionnelles : les étudiants et leur mentor prennent part à des ateliers axés sur le feedback, la communication, les processus créatifs, etc.

Magazine : Et comment se sont déroulés les premiers projets de la Siemens Industry Academy ?

Francis Gheldof : Les étudiants sont super enthousiastes. Ils apprécient d’être plongés dans la pratique et ont compris l’importance des skills professionnels. La plupart se sont tellement impliqués dans le projet qu’ils y ont consacré, de leur propre initiative, bien plus de temps que prévu au départ.

Bart Demaegdt : Mais les entreprises partenaires ont aussi été favorablement impressionnées. Wienerberger, par exemple, a été agréablement surpris de l’avancée du projet d’innovation après une période pratique de 120 heures, et ils ont décidé d’ouvrir tous leurs sites à la Siemens Academy. La plupart des projets se sont même poursuivis pendant la période de coronavirus, ce qui n’était pas forcément facile avec le télétravail.

Magazine : Quel est l’avenir de la Siemens Industry Academy ?

Francis Gheldof : En plus de l’immersion pratique en entreprise, Siemens travaille sur d’autres formats pour rapprocher l’enseignement et l’industrie. Par exemple des masterclasses pour les étudiants ingénieurs données par des spécialistes du monde industriel. Ou nous invitons les professeurs à venir acquérir de la pratique dans les entreprises. Nous voulons que la Siemens Industry Academy se développe progressivement pour offrir une réponse aux défis technologiques de notre époque.

Vous aimeriez savoir tout ce que la Siemens Industry Academy peut faire pour vous ?